

La situation actuelle soulève une incohérence majeure qui mérite d’être dénoncée avec rigueur. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a validé l’inscription de 282 partis politiques et exige, par circulaire, que chacun d’eux fournisse une liste de 30 000 membres.
Un simple calcul suffit à mettre en lumière l’absurdité de cette exigence :
282 partis × 30 000 membres = 8 460 000 membres. Or, le registre électoral national compte moins de 7 millions d’électeurs. Comment est-il donc possible d’exiger un total de membres supérieur à l’ensemble du corps électoral ? Cette contradiction mathématique flagrante remet sérieusement en question la crédibilité et la logique du processus en cours.
Une telle exigence, sans fondement réaliste, laisse penser qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme visant à organiser des élections inclusives et transparentes, mais plutôt d’un filtre arbitraire qui pourrait servir à écarter certains acteurs politiques. Cela alimente le sentiment que l’on s’oriente davantage vers une « sélection » que vers une véritable élection démocratique.
Face à cette situation, il devient urgent de rationaliser les décisions administratives et de mettre fin à certaines pratiques qui fragilisent davantage la confiance du public. L’État doit se doter de responsables compétents, capables de concevoir des politiques cohérentes et applicables, au lieu de multiplier des exigences irréalistes qui discréditent les institutions.
William Evens Josma
Journaliste
Citoyen engagé