
Port au Prince, le 15 Avril 2026.
Daril Balthazar Directeur Général du SNGRS a annoncé que toute personne surprise en train de jeter des déchets sur la voie publique pourra désormais être arrêtée.
Le service National de Gestion des Résidus Solides,
entre les menaces d’arrestation pour jet d’ordures et le lancement de l’initiative de dénonciation publique « Alo! salop », l’État semble vouloir faire de la discipline Citoyenne son principal levier d’action.
Pourtant, sur le terrain, le constat est sans appel; Cette approche répressive se heurte à une absence criante d’infrastructures de base, soulevant un débat sur l’incohérence des priorités publiques.
Le slogan « Alo! salop », vise à transformer chaque Citoyen en surveillant de la propreté publique; Cepandant, pour de nombreux résidents de la Capitale, la mesure est jugée prématurée, voire même injuste.
Comment arrêter quelqu’un qui jette un sachet d’eau quand il n y a pas une seule poubelle de rue sur des kilomètres? s’interroge un riverain.
En effet, le système de collecte reste largement inefficace.
L’absence de bacs à ordures de service, de sites de décharge contrôlés et d’un service de ramassage régulier afin d’éviter les Citoyens à jeter des déchets partout.
Au-delà de la logistique, c’est le manque d’éducation environnementale et des stratégies durables. Or, sans une campagne massive, expliquant la gestion des déchets à la source et sans vraiment des points de dépôt fixes, l’indiscipline de la population reste le symptôme d’un système défaillant.
Pour que « Alo! salop » ne soit pas qu’un simple Slogan de plus, l’État devra d’abord prouver qu’il peut, lui aussi remplir sa part du contrat en fournir le service avant de sévir.
Rj…