
Énergie et Solaire : Le MTPTC veut donner le « Pouvoir » aux communes.
Au 15ème Sommet International de la Finance, le ministre Joseph Almathe Pierre Louis a dévoilé un plan audacieux; transformer les municipalités en moteurs de la transition énergétique grâce aux bons municipaux.
Pétion-Ville, Avril 2026.
Rj…
Et si la lumière venait enfin des municipalités ? C’est, en substance, le message porté par l’ingénieur Joseph Almathe Pierre Louis, titulaire du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), lors de l’ouverture du SIF 2026 ce 28 avril.
Alors que le pays cherche désespérément des voies de sortie de crise, le ministre a lié deux leviers jusqu’ici déconnectés : la haute finance locale et l’autonomie énergétique.
Le « New Deal » technologique d’Alix Didier Fils-Aimé
Cette vision n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans le sillage du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé qui, de retour des États-Unis, a tracé une ligne rouge pour son administration : Haïti doit entrer de plain-pied dans l’ère du solaire et du numérique.
Pour le MTPTC, il ne s’agit plus de projets pilotes dispersés, mais d’une véritable « feuille de route stratégique ». Le plan est clair; utiliser le potentiel des bons municipaux pour financer des infrastructures lourdes, fibre optique et parcs solaires. directement gérées à l’échelle locale.
L’ANARSE en première ligne
Le ministre a été catégorique : le développement ne sera pas centralisé ou il ne sera pas. En s’appuyant sur l’ANARSE (régulation) et sa Cellule Énergie, le MTPTC veut doter les maires des outils techniques pour piloter des solutions « indigènes ».
« L’objectif est d’adapter l’infrastructure à notre géographie, et non l’inverse », a laissé entendre le ministre. En clair, le gouvernement mise sur la décentralisation pour contourner les failles historiques du réseau national.
Un pari sur la confiance
En choisissant la tribune du Sommet International de la Finance, le MTPTC lance un appel direct aux investisseurs et aux gestionnaires locaux. Le défi reste de taille : transformer des municipalités souvent exsangues en entités capables de lever des fonds et de gérer des technologies de pointe.
Si le pari réussit, le SIF 2026 pourrait rester dans les mémoires comme le point de départ d’une Haïti connectée, commune par commune.