
Cap Haïtien, Avril 2026.
Face à l’agonie des infrastructures sportives en Haïti, le Normalien, l’entrepreneur et passionné de football « Erné Daréus » vient de lancer un « challenge » de grande envergure « La construction d’un stade de standard international dans le département du Nord.
Un projet qui se veut une réponse directe à l’exil forcé de nos sélections nationales.
RJ…
Le constat est amer, depuis plusieurs années, les Grenadiers n’ont plus de « MAISON ».
Entre l’insécurité qui paralyse les environs du stade Sylvio Cator à Port-au-Prince et la non-conformité des enceintes existantes aux exigences de la FIFA, le football haïtien joue ses matchs « à domicile » en terre étrangère.
C’est pour briser ce cycle qu’Erné Daréus a officiellement lancé son initiative cette semaine.
Une infrastructure de 25 000 places.
Le projet est ambitieux. Il ne s’agit pas d’un simple terrain de quartier, mais d’un complexe moderne capable d’accueillir entre 20.000 et 25.000 spectateurs. Selon les premières esquisses, l’enceinte intégrerait toutes les commodités modernes, vestiaires de haut niveau, zones de presse, éclairage homologué et pelouse certifiée.
« Nous ne pouvons plus accepter que nos joueurs soient des nomades. Le Nord offre la stabilité et l’accessibilité nécessaire, via son aéroport international, pour devenir le nouveau poumon du football national, a laissé entendre l’initiateur lors de sa présentation.
L’entrepreneur appelle à une mobilisation générale : secteur privé, diaspora et autorités étatiques sont invités à s’unir pour transformer cette vision en réalité.
Dans un pays où les projets d’envergure se heurtent souvent à des problèmes de financement, ce stade se veut un test de la capacité des Haïtiens à construire leur propre avenir sportif.
Si le calendrier des travaux reste à préciser, l’annonce a déjà suscité une vague d’espoir sur les réseaux sociaux.
Pour beaucoup, ce stade serait bien plus qu’une enceinte sportive; ce serait le symbole d’une Haïti qui recommence à bâtir.