
Dans un contexte où Haïti a plus que jamais besoin d’une presse libre, indépendante et courageuse, certaines voix médiatiques soulèvent de sérieuses interrogations.
Le cas de Assad Volcy interpelle. Peut-on se présenter comme journaliste tout en affichant une proximité évidente avec le pouvoir en place ? Peut-on prétendre informer objectivement tout en adoptant des positions systématiquement favorables au gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé ?
Le problème ici n’est pas l’opinion. Chaque citoyen a le droit d’avoir des convictions politiques. Le véritable enjeu est celui de la transparence et de la crédibilité.
Lorsque le doute s’installe sur l’indépendance d’un média, lorsque les prises de position semblent davantage relever du militantisme que du journalisme, une responsabilité s’impose : celle d’être clair avec le public.
Le journalisme n’est pas un outil de communication politique déguisé. Il repose sur des principes fondamentaux : rigueur, équilibre, distance critique et indépendance. Sans cela, il ne s’agit plus d’informer, mais d’influencer.
Alors une question simple se pose :
S’agit-il encore de journalisme, ou assumons-nous enfin qu’il s’agit de communication politique ?
Dans un pays en crise, la population mérite mieux que des récits orientés. Elle mérite la vérité, toute la vérité, sans filtre ni agenda caché.
La crédibilité ne se décrète pas. Elle se construit ou elle se perd.
William Evens Josma.
Mwen pap chache Kont,Mwen ap mande Kont.